mercredi 31 juillet 2013

Histoire : Il était une fois...

"4 septembre - Pas même un sous en main, ce matin.

Réfléchissez un peu, cher lecteur ! Seulement un centime pour commencer la journée. Pensez à cela, et pensez aux cent quarante personnes qui doivent être nourries aujourd'hui. Vous, frères pauvres, qui avez six ou huit enfants avec de petits gages, pensez à ma situation ; et vous, mes frères, qui n'appartenez pas à la classe ouvrière, mais qui avez, comme on dit, des revenus bien limités, pensez à cela. Vous pouvez faire ce que nous faisons, dans nos épreuves, n'est-ce pas ?  Le Seigneur vous aimerait-il moins que nous ? Selon cette parole de Jésus (Jean 17 : 20 ;33), n'aime-t-il pas Ses enfants du même amour qu'il aime son Fils unique ? Ou serions-nous mieux partagés que vous ? Non, non, nous ne sommes que de pauvres misérables pécheurs tels que vous ; et c'est justement à cause de notre indignité, que nous pouvons avoir droit à la justice du Seigneur Jésus, laquelle est imputée à tous ceux qui croient Lui.

  C'est pourquoi, cher lecteur, de même  que nous confions au Seigneur tout ce qui concerne l'oeuvre dans laquelle Il nous a engagés, et qu'Il nous envoie le secours, de même Il est prêt à aider tous ses enfants qui mettent leur confiance en Lui. Et maintenant, rendez-vous bien compte de la manière dont Dieu nous a secourus au matin du 4 septembre 1844 :
  Vers 9 heures, je reçus 26 francs d'une sœur en Christ, qui ne désire pas nommer le lieu de sa résidence. Entre 10 et 11 heures, le sac aux dépêches me fut envoyé de l’orphelinat : j'y trouvai un message me réclamant 29 francs pour les besoins de la journée. J'AVAIS A PEINE LU LE BILLET MENTIONNE qu'une voiture s'arrêtait devant ma porte. Un Monsieur des environs de Manchester en descendait ; il était venu pour affaires à Bristol. Il avait entendu parler des orphelinats et exprima sa surprise de ce que sans  aucune  collecte, simplement par la prière, j'avais obtenu plus de 50.000 fr annuellement pour l'oeuvre du Seigneur confiée à mes soins. Je n'avais jamais connu,  même vu  ce frère auparavant. Il me donna 50 francs pour exprimer sa satisfaction de tout ce que je lui avait dit."


Extrait de l'Auto-biographie de Georges Muller, p.46.


En savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/George_M%C3%BCller

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