Cet article est un extrait du superbe livre de René de Lassus : " L'ennéagramme : les 9 types de personnalités" page 202 à 201 :
« Jésus, "prototype" de l'homme accompli (l'expression est du père Biondià, est l'être complet par excellence. Il semble déjà exister au moins deux études sur le lien entre l'Ennéagramme et les évangiles. Vous ne trouvez évidemment ici qu'une recension d'un travail plus complet. Je l'ai faite parce que le travail de Maria Beesing, Robert Nogosek et Patrick O'Leary présente, notamment, l'intérêt de souligner en quoi Jésus évite le "piège" lié à chaque vert, à chaque force.
UN
C'est bien évidemment "l'idéalisme" (réaliste) de Jésus qui correspond aux vertus et talents du type Un. C'est "leur trop grande insistance sur la perfection" qui rend souvent les un trop exigeants, trop intolérants. Le réalisme de Jésus, c'est d' " accepter les gens tels qu'ils sont" et, cependant, leur proposer un idéal d'amour.
Deux
C'est tout aussi évidemment l'importance de l' "amour" qui correspond aux vertus et à la force du type Deux. Mais chez le Deux, il s'agit avant tout de gagner l'amour des autres, alors que Jésus fait démonstration du don d'amour sans nécessairement en attendre en retour. Pour lui, "chacun est digne d'amour pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il fait".
Trois
Ce qui correspond inconstestablement aux vertus et force du Trois, c'est que "Jésus travaille pour réussir" son oeuvre. Mais le Trois doit découvrir qu'il travaille d'abord pour être accepté par les autres. C'est là que Jésus s'en distingue et accepte aussi le risque de l'échec - puisque "sa mort a montré son refus de sacrifier ses valeurs à son désir de voir son oeuvre acceptée à n'importe quel prix pour les autres."
Quatre
C'est évidemment la grande sensibilité qui, chez Jésus, correspond au sens de l'équanimité qui est la vertu du Quatre. Mais bien qu'accablé de peines, jamais il ne s'apitoie sur lui-même, cette grande tentation de mélancolie qui habite le Quatre.
Cinq
Jésus vit un rapport très sain avec la connaissance et la réflexion. Celui-ci débouche sur la sagesse. Une sagesse dégagée dû piège de l'abstraction et de l'avarice de ses connaissances, si fréquent chez le Cinq.
Six
Le comportement de Jésus, face aux hommes de loi, dénonce le piège du Six, à savoir "l'auto-justification" d'hommes qui croient la sécurité de bénédiction de Dieu garantie par leur allégeance aux textes de loi, sans "action tournée vers l'amour et les risques inhérents à ce sentiment supérieur."
SEPT
Jésus est un homme optimisite que " ses adversaires aaccusent d'aimer le bon vin, d'aimer passer un bon moment avec ses amis à l'opposé du prophète ascète." Jésus démontre aussi "qu'il ne s'agit pas de chercher à éviter la souffrance à tout prix" mais que sa souffrance acceptée est une "manière de donner aux autres".
HUIT
Jésus est un "homme fort qui ne craint pas d'affronter les vendeurs du temple, comme les pharisiens, mais il reste vulnérable", évitant ainsi le piège de la prétention que découvre tout homme fort. Et quel courage chez l'homme qui accepte la mise à mort par fidélité à sa foi...
NEUF
Enfin y a-t-il homme plus patient et conciliant que le fils du charpentier de Nazareth ? Mais cette patience n'est en rien de l'indolence, qui est le piège menaçant le Neuf en voie d'évolution, Jésus définit la mission divine du Neuf "en donnant à découvrir que rien n'est plus important que la communion des hommes." »
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