mercredi 13 mars 2013

Critique : les anti-trinitaires


Critique : les « Chrétiens » unitariens

Il y a dans le christianisme, des infiltrés de l’extérieur qui se disent « chrétiens » unitariens. C’est-à-dire qu’ils disent que la Trinité n’est que duperie. A partir de ce point de vue, on peut noter qu’il n’y a aucune différence entre un musulman, un témoin de Jéhovah, voire un athée. Le point d’accord étant commun quand bien même les doctrines divergent.



    Le musulman dit « Jésus était un prophète, pas plus. » me témoin de Jéhovah dit ! «  Pas de saint esprit, et Jésus n’est pas mort sur la croix ! ». L’athée dira « Jésus, un maître spirituel de haut niveau ». Le point commun de ces avis est que Jésus n’est plus qu’un simple homme. Comment peut-on se dire chrétien en maintenant les mêmes positions que des païens ? 

    Les objections que l’on rencontre souvent sont : 
« Il n’y a aucun verset où Jésus dit lui-même (texto) qu’il est Dieu. »
«  Tout cela est un dogme ! Vous avez gobé des dogmes sans les remettre en question, concept sur concept.»
«  La preuve que Jésus n’est pas Dieu, il dit lui-même en Matthieu 19 :17 ‘pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est bon. »

Concernant Matthieu 19 :17, Jésus répond au jeune homme riche selon sa chair, c’est-à-dire qu’il sait que sa part d’humanité (le Jésus homme) n’est pas bonne, puisqu’elle est humaine. Non seulement il sait, mais il reconnaît que seul le Père est absolument bon, avouant ainsi qu’il n’est pas son égal quand même il est Dieu aussi.

   Même en rentrant dans le jeu argumentaire unitarien du mots pour mots, il n’est dit nulle part dans ce verset comme dans  d’autres, que le Christ dit : «  Je ne suis pas Dieu c’est pas moi ». Si l’interprétation littéraliste de la Bible est certes appréciée dans le milieu évangélico-protestant, elle n’en demeure pas moins une arme à double tranchants si on ne sait pas la manier.

   Et par extension critique, et juste (faute d’absence scripturaire) il n’y a absolument aucun verset où Marie dit  « je suis la mère de Dieu ».Ecrire cela c’est déjà rentrer dans un jeu ridicule, car ontologiquement, théologiquement, il est impossible de donner une supériorité à Dieu. Dieu ne peut avoir que des infériorités, et dans ces infériorités il peut avoir un fils.

   La critique historico-conceptuel de la Trinité. Elle s’appuie sur le fait que la Trinité a été décidée lors d’un Concile (concile de Chalcédoine) et qu’elle n’est qu’un concept auto-proclamée. Il est vrai que la majorité des dogmes de l’Église catholique n’a aucun fondement, si ce n’est un aveuglement sophistique littéraire  (serment conciliaire des saints pères, fondement ?)

    La réponse à cette critique est que ce n’est pas parce qu’on décide d’un concept que la réalité n’a jamais existé ! Au contraire, la réalité précède toujours le concept (sauf prophéties). Décider d’un concept n’est pas inventé une réalité (sauf à la fac..) c’est si vrai que même pour créer de faux concepts il faut se baser sur les prémisses d’une réalité vraie.

   Exemple concret: Du judéo-christianisme au mormonisme, au raëlisme, à l’isl…, etc…La vérité de la Trinité n’est pas seulement conceptuelle car elle s’appuie sur la Bible elle-même. Jésus fut là, accomplissant des miracles et prêchant la bonne nouvelle, il est mort et ressuscité, Jésus est toujours. La lecture de 1Corinthiens 15 nous le rappelle fraîchement et puissamment. 
   Mise en garde linguistique : Le mot « réalité » écrit plusieurs fois ci-dessus est à comprendre comme « vérité ». A cette époque on ne pouvait pas encore cacher la vérité par (des images ?) une/la réalité. Les deux ne faisaient qu’une seule chair. Le livre de Paul Jorion « Comment la vérité et la réalité furent inventées » l’explique très bien. 

Quelques versets en faveur de la divinité : 
Luc 17 :15 (l’autorité suprême s’exprime elle-même, ce seul verset suffit)
Matthieu 22-23 ; Matthieu 18 :11 ; Marc 8 :6-7 ; Marc 6 :41-44. On notera aussi que les Pharisiens s’excitèrent à faire périr le Christ non pas parce qu’ils étaient des méchants rabbins qui voulurent garder Dieu pour eux, mais bien à cause de l’apparente arrogance du Christ à se dire fils de Dieu, bravant à sa guise les lois déjà établies.

Conclusion : Les « chrétiens » unitariens sont-ils des pharisiens ? Ils se rapprochent plus des Pharisiens qui prenaient Jésus pour un mégalomane subtil, au mieux, comme un sage qui perturbe.

Yann. B, Responsable du Département Jeunesse

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire